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Présentation générale

  • Le projet DIKIDA (du nom des massifs du Diktè et de l’Ida) se propose d’étudier l’évolution politique, économique, sociale et culturelle des communautés humaines installées en Crète centrale, dans la plaine de la Messara et dans la région du Mirabello, pendant la période qui va de l’Âge du Bronze récent à l’époque archaïque (XIVe-VIe s. av. J.-C.).
  • L’analyse, visant à une comparaison diachronique entre ces deux secteurs de l’île, touchera non seulement aux thématiques archéologiques et historiques concernant le passage du système palatial à celui des cités grecques (poleis), mais retracera en parallèle les stratégies d’adaptation des communautés au fil des siècles à la réalité géomorphologique et topographique.
  • Il s’agit d’un projet international à caractère résolument pluridisciplinaire, l’une des premières tentatives de coordination et de dialogue entre archéologues, géomorphologues, topographes, historiens et épigraphistes dans une île où la fouille archéologique a, jusqu’à présent, primé sur d’autres types de recherche concernant l’Antiquité.
  • La nature géomorphologique de la Crète (notamment son caractère karstique) et les paysages entre mer et montagne ont obligé les populations à mettre en œuvre des aménagements ingénieux pour s’adapter, par exemple, à la rareté d’eau en surface, aux affaissements de terrain, aux pentes abruptes du relief etc.
  • D’un point de vue historique, la phase chronologique étudiée est fondamentale pour comprendre le passage des royaumes mycéniens, organisés autour de palais à l’économie centralisée, à l’organisation des cités grecques qui apparaissent dès le VIIIe s. av. J.-C. Le projet s’inscrit donc dans le thème Enigmes spatiales de la vie en société : en quittant les plaines pour les montagnes, les Crétois ont dû inventer un nouvel espace politique et sociétal. Ils sont passés des palais, caractérisés par des hiérarchies verticales figées, aux communautés horizontales indépendantes dont les membres se reconnaissaient droits et devoirs suivant des procédures nouvelles. Les changements politiques, sociétaux et culturels furent nombreux en raison des destructions généralisées datées de la fin du XIIIe s. av. J.-C., de l’arrivée de nouvelles populations parlant le dialecte dorien et des influences proche-orientales. L’île garda toutefois mémoire de son passé plurimillénaire, comme le montrent la continuité de fréquentation de certains sites (par exemple, Phaistos) et les traditions concernant les Etéocrétois (les Vrais Crétois), attestés à l’époque historique dans la Crète orientale (Praisos) et autour du golfe de Mirabello par des inscriptions qui restent non déchiffrées (DUHOUX 1982).