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Contexte, enjeux économiques et sociétaux

  • Le projet DIKIDA se situe dans un contexte économique et environnemental en forte mutation : l’île de Crète subit depuis plusieurs années la pression grandissante d’un développement touristique massif et anarchique, caractérisé par la construction d’imposants complexes hôteliers qui restent isolés du contexte humain et culturel crétois. En conséquence, chaque année de nombreux sites archéologiques sont menacés, notamment le long de la côte septentrionale. Un autre type de tourisme et de développement, fondé sur des offres innovantes et respectueuses de la nature et de la culture, est cependant envisageable et un nombre croissant de collectivités locales depuis peu ont saisi l’enjeu stratégique de la conservation du patrimoine humain et paysager. La richesse archéologique plurimillénaire de la Crète mérite de ce point de vue d’être mise en valeur.
  • Le projet DIKIDA qui vise à l’étude et à la valorisation des sites archéologiques localisés dans la plaine de la Messara, autour du massif de l’Ida, dans la chaîne du Diktè et dans la région du Mirabello permettrait d’importantes avancées scientifiques, tout en favorisant un tourisme culturel alternatif qui ne se fonderait pas seulement sur les attraits balnéaires de l’île. Cette démarche est déjà en partie engagée, par exemple dans le cas des sites de Phaistos (Messara) et de Dréros (Mirabello). Le projet correspond à une dynamique locale, tant politique (mairies, autorités régionales) qu’institutionnelle (Ephories). Des opérations de ce type, qui associent les avancées scientifiques et la sauvegarde du patrimoine archéologique dans un contexte environnemental préservé, pourraient grâce au projet DIKIDA être mises à l’étude pour des sites archéologiques jusqu’à présent peu ou pas du tout exploités. La création d’un site internet avec la mise en ligne des cartes géoréférencées (webmapping) et d’une base de données dynamique et interactive proposant une description des sites archéologiques répertoriés permettra de faire connaître ce riche panorama culturel à un public plus large que celui des simples spécialistes.
  • La Crète, comme le reste de la Grèce, est en train de s’adapter aux exigences environnementales qui sont l’un des enjeux principaux de la Communauté Européenne ; l’île est considérée comme un véritable paradis pour les randonneurs et les botanistes, en raison notamment de nombreuses espèces de plantes et de fleurs endémiques. L’étude et la sauvegarde des sites archéologiques, souvent installés dans des zones encore préservées, s’intègrent de manière habile dans cette nouvelle stratégie de tourisme durable qui pourrait à terme insuffler une dynamique alternative d’un point de vue économique et social pour le développement de l’île. Les activités de l’Association Alsace-Crète s’inscrivent d’ailleurs depuis des années dans le domaine du tourisme culturel.
  • Si l’objectif principal de ce projet reste scientifique, les enjeux stratégiques vont bien au-delà du simple contexte culturel et l’intègrent dans une démarche novatrice, visant à la conservation et à la valorisation d’un patrimoine culturel, environnemental et archéologique de renommée mondiale, celui de l’île qui fut le berceau de la première civilisation européenne, la civilisation minoenne. Cet intérêt scientifique international pour la Crète se manifeste depuis plus d’un siècle dans l’activité des écoles étrangères d’archéologie (Scuola Archeologica Italiana di Atene, Ecole Française d’Athènes, British School at Athens, American School at Athens, Deutsches Institut, Ecole Belge d’Athènes etc.). Le caractère international de l’équipe du projet DIKIDA est à la fois la conséquence et le reflet de cette tradition scientifique résolument tournée vers l’avenir.