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Positionnement du projet

  • Le projet DIKIDA s’intègre de façon efficace dans le contexte scientifique international puisqu’il a vocation à compléter et poursuivre les rares travaux de recherche déjà existant en la matière ; de ce point de vue, l’étroite collaboration avec le laboratoire de géophysique et d’archéologie environnementale de l’Institute of Mediterranean Studies (Rethymnon), dirigé par A. Sarris, est un véritable atout. Cette institution vient d’entamer la compilation d’un atlas archéologique informatisé de la Crète, contenant une base de données des sites archéologiques de la préhistoire à l’époque romaine et des cartes thématiques accompagnées d’images satellitaires et d’informations topographiques utilisant les applications WEB-SIG (Système d’information géographique en ligne). La plupart du travail reste cependant à faire : le relevé par GPS et la description de nombreux sites archéologiques (XIVe - VIe s. av. J.-C.) difficiles d’accès, notamment dans les Astérousia et sur les massifs du Diktè, du Kadiston et de l’Ida, l’acquisition des données géomorphologiques, paléoenvironnementales et topographiques et enfin la réalisation de travaux de synthèse scientifique sur les nombreuses problématiques archéologiques, historiques et paléoenvironnementales mises en lumière par le travail de terrain.
  • Ce type de recherche interdisciplinaire sur la Crète en est encore à ses débuts dans le panorama scientifique francophone et l’un des buts principaux du projet DIKIDA est de favoriser l’intégration des recherches de l’équipe dans le contexte international : seuls l’échange et la collaboration entre spécialistes de diverses nationalités, qui ont nécessairement des approches différentes des problèmes, permettront d’atteindre une vision globale des phénomènes envisagés. De nombreux collaborateurs étrangers (italiens, américain, belges, grecs, allemands) font partie de l’équipe de terrain. Plusieurs parmi eux participent à d’autres missions scientifiques dans des régions limitrophes à celles qui seront au coeur du projet DIKIDA, dans un souci d’ouverture à des comparaisons plus larges (D. Haggis – Azoria [1], près de l’isthme de Hiérapetra ; E. Santaniello – Gortyne [2], Messara ; J. Driessen – Sissi, côte nord de l’île etc.). À ce titre, ils font partie des collaborateurs scientifiques de la Scuola Archeologica Italiana di Atene (D. Lefèvre-Novaro, E. Santaniello), de l’Ecole Française d’Athènes (A. Farnoux, L. Fadin), de l’American School at Athens (D. Haggis), de l’Ecole Belge d’Athènes (J. Driessen, S. Soetens). Les programmes scientifiques développés par ces institutions concernent la fouille de sites archéologiques parmi les plus importants de l’île (Phaistos, Haghia Triada et Gortyne pour la SAIA ; Mallia, Dréros et Lato pour l’EFA ; Istron, Gournia, Azoria et Mochlos pour l’American School at Athens, Sissi pour l’Ecole Belge). Le projet DIKIDA propose la mise en place d’une vision territoriale élargie, dans l’optique d’une comparaison entre les deux régions dont ces sites font partie, afin de les replacer dans un contexte archéologique et paléoenvironnemental commun propice à la réflexion.

[1] HAGGIS et alii 2007.

[2] SANTANIELLO 2004.